Alsace : Une victoire en demis- teinte pour la droite :
Les Jacques si s’y voyaient déjà :
Alors que l'Alsace est scrutée par la Solférino et la Boétie, et se trouve être l'enjeux principale des régionales, car la victoire de la gauche à ces élections sonnerait comme une vraie victoire pour la gauche, un vraie mieux par rapport à 2004, le grand chelem tant voulu par M. me Aubry et la première vraie défaite du parti unique majoritaire. Les premiers sondages donnent allégrement allègrement le PS et même les Verts vainqueurs dans ce fiefs UMPiste qu'est depuis longtemps l'Alsace. Jacques Fernique (Europe Ecologie) et Jacques Bigot (PS) sont persuadés qu'ils coprésideront le conseil régional alsacien. Cette victoire sonnerait la mort du sarkosysme sarkozysme, pas une mort lente, pas une agonie interminable, non : une réelle décapitation. Les sondages se suivent et se ressemblent, à un point près le score des écologistes qui dégringole au profit de celui des socialistes, tout cela ne change pas grand-chose au résultat final : une Alsace, pour la première fois depuis des temps immémoriaux, à gauche.
Un premier tour dans la lignée des sondages :
L'heure de l'annonce des résultats arrive, sans grand étonnement car ils sont la copie conforme des sondages, l'UMP fait 35%, le PS 19%, les Verts 16% et tiens !!! le FN qui fait 13,5%, alors que certains sondages l'annonçaient en dessous de la barre fatidique des 10%. A part le FN, aucune surprise, pratiquement aucun espoirs pour l'UMP, car si on calcule les reports de voix on arrive à 39% pour l'UMP, 43% pour le PS et 18% pour le FN.
Un entre deux tours surprenant :
Alors qu'après ces résultats le sort de l'UMP semble joué, un réel retournement de situation se produit. Les sondages annoncent soit le PS gagnant avec 0.,5% d'avance soit l'UMP et le PS égaux avec 43.,5% et le FN sans progression voire en recule par rapport au premier tour (de 13.,5% à 13%). La campagne bas bat son plein, on n'a l'impression qu'elle vient de commencer, l'UMP et le PS le savent, tout se joue maintenant, ils sont au coudes -à -coudes.
On ne change pas les alsaciens Alsaciens :
Malgré la forte abstention lors des deux tours de cette élection, cette abstention qui sonne comme un rappelle à l'ordre du peuple alsacien envers l'homme qu'ils avaient élus avec 65.,5% des voix. Les alsaciens Alsaciens se sont fait peur, une peur instinctive, comme celle qu'on a du vide ou du feu, la peur que l'Alsace apparaisse en rose au soir du second tour. Presque logiquement, c'est l'UMP qui gagne. Quand on regarde objectivement on a quand même été naïf de croire que l'Alsace pouvait virée virer de bord, mais cette fiction à a sûrement permis d'ébranler le parti unique en Alsace et en France, car même si s’ils ont échappés à une défaite totale en métropole, c'est de peu :, un candidat plus providentielle à gauche, un agacement plus prononcé des alsacienAlsaciens, un FN plus fort et le PS réalisait son grand chelem.
La gauche ressort tout de même partiellement victorieuse :
Oui, je l'affirme, la gauche gagne quand même une bataille, celle qu'elle à a commencé à entreprendre en 2008 avec la victoire de RIES Roland Ries à Strasbourg, celle qui consiste à gagner petit à petit les grandes villes alsaciennes. car Car oui, comme la l’a dit Jacques Bigot au soir des résultats, « il y a deux Alsace, celle des villes et celle des champs », une alsace Alsace des villes où le PS est gagnant comme à Strasbourg (54%), à Colmar (43%), Mulhouse (47%) et l'alsace l'Alsace des champs, l'Alsace qui a voté massivement pour la liste UMP … Cette petite victoire met particulièrement en péril l'UMP à Mulhouse, car alors que Jean-Marie Bockel à a soutenu de toutes ses forces la liste de Philippe Richert, les résultats de l'UMP à Mulhouse sonnent comme un désaveu pour le secrétaire d'état d'Etat à la justice.
Nicolas CHEVALIER-ROCH, coordonnateur DLJ Alsace